FIDAK : DES EXPOSANTS DÉPLORENT L’INTERDICTION DU COMMERCE AMBULANT

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FIDAK : des exposants déplorent l’interdiction du commerce ambulant
Les vendeurs ambulants travaillant pour des sociétés présentes à la 25ème Foire internationale de Dakar (FIDAK) ont déploré vendredi l’interdiction de vendre leurs produits en dehors des stands, assurant avoir accompli toutes les formalités avec la direction du CICES.
‘’Nous ne pouvons pas nous payer un stand, avoir réglé la facture et voir que nos éléments sont arrêtés deux jours après’’, fulmine Baracane Camara, la responsable commerciale de ShirinAsal.
‘’Nous sommes allés à la direction, et ils nous ont expliqué que nous devions payer pour les vendeurs ambulants de la même manière que nous avons payé pour le stand. Nous avons donné une somme en surplus et un contrat nous a été remis’’, explique-t-elle.
‘’Ledit contrat a été photocopié et remis à nos éléments qui circulent dans la foire. Il a été alors prévu que tous les éléments avec des t-shirt rouges, travaillant pour ShirinAsal, ne seraient pas interpellés.’’
Mais surprise, Baracane Camara vient d’être informée que trois de ses agents ont ’’encore été interpellés ». « Puisque nous avons payé, les vendeurs doivent pouvoir circuler facilement dans la foire’’, estime-t-elle.
‘’L’autorisation a été photocopiée et distribuée aux différents agents pour qu’ils puissent circuler normalement. Pour la plupart, les agents sont des étudiants qui sont là pour chercher de l’argent dans le but d’aider leurs familles’’, ajoute Mame PendaSow, vendeuse à ShirinAsal.
‘’Ce n’est pas normal que les agents soient arrêtés dans ces conditions-là. Nous avons payé pour pouvoir circuler dans la foire, et il nous est toujours interdit la vente dans la foire’’, se désole-t-elle.
L’incompréhension, c’est aussi le sentiment de Badou Sow, vendeur à la pâtisserie Sant Yalla. ‘’La vente ambulante dans la foire nous a été interdite, alors que nous avons tous les papiers. Il est noté sur le papier qui nous a été remis +vente libre+ », fait-il valoir.

Mais selon lui, leurs vendeurs ambulants se heurtent toujours aux gendarmes, qui estiment qu’il leur « manque l’autorisation de circuler’’.

Vêtu d’un t-shirt jaune, un autre vendeur de ladite pâtisserie qui a requis l’anonymat déclare : ‘’Je vendais tranquillement quand un gendarme m’a interpellé. Je croyais qu’il voulait acheter, mais il m’a dit de le suivre à la gendarmerie. A la brigade, ils ont relevé nos noms, avant que nous soyons libérés.’’
‘’Notre patron a payé une somme conséquente pour le stand, alors il a une autorisation de vente. Et peu de temps après, nous sommes arrêtés’’, déplore-t-il.
Le Directeur général du CICES, Cheikh Ndiaye, explique la décision d’interdire la vente ambulante par la volonté de réduire l’insécurité dans la foire.
‘’Les marchands ambulants sont une des causes de l’insécurité dans la foire. Le fait de trop surcharger leur espace. Vous avez dû remarquer cette année, on a vendu le minimum d’espace. Et laisser les ambulants occuper l’espace comme ils veulent, ça participe aussi à l’insécurité’’, justifie-t-il.
Il souligne que c’est pour cette raison que le CICES a choisi de « dégager les aires, et organiser la participation des ambulants, parce qu’on ne peut pas laisser les choses se passer comme avant’’.
Un brin rassurant, il ajoute : ‘’Je pense que cet après-midi, on va trouver un espace pour les y intégrer.’’
‘’Nous avons fait tout ça pour des raisons sécuritaires et aussi de convivialité. Le CICES ne peut pas devenir un lieu où on se déplace difficilement, ou avec des risques de blessure’’, insiste-t-il.
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