Affaires Bamba, Barthélémy, Khalifa, batailles apéristes, législatives, situation diplomatique, santé : Macky à l’heure de l’épreuve politique

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Contrairement aux apparences de stabilité politique, institutionnelle, diplomatique et sociale, Macky Sall vit une phase difficile de son magistère. Les problèmes et les embarras politiques sont abondants. Les contingences diplomatiques sont fourmillantes. Les crises et les attaques contre sa personne sont nombreuses.

Les antagonismes partisans sont excessifs. Dans un régime dictatorial, le bâton répressif serait agité. Mais le système démocratique atavique du Sénégal lui impose de faire face et de relever en virtuose les problèmes qui apparaissent comme des corvées. A mi-mandat, il est dans une situation problématique. Il est à une heure d’épreuve à surmonter. Y arrivera-t-il ?

Macky Sall est arrivé au pouvoir à un moment et dans un contexte qui lui étaient favorables. Une dynamique unitaire nationale a fait de lui le victorieux de la Présidentielle. La mobilisation nationale à sa faveur et la ruée de tous les démocrates vers lui l’a installé non seulement à la tête de la République du Sénégal mais de toutes les Institutions en raison de la nature du système politique et constitutionnel du pays.

Son parti APR s’est imposé. Mais son statut et sa nature en font un parti unis et confus, pluriel et varié, bariolé et hétéroclite, multicolore et disparate avec une impossibilité d’y imposer l’ordre et la discipline. Sévir, à quelques mois des Législatives, serait une maladresse. Son autorité d’Etat ne s’accommode pas de son autorité politique. Ses instructions ne sont point suivies. Des Ministres s’outragent, des députés s’injurient, des DG de Sociétés nationales s’attaquent et chacun manœuvre contre chacun avec une férocité politique symptomatique des enjeux électoraux.

Macky face à l’indiscipline politique

L’APR est dans une situation d’anarchie pose un grand problème à Macky Sall surtout pour les Investitures. De sources sûres, il en est meurtri. Ces batailles et cette spirale de violence donne à son parti une image qui n’est pas conforme à sa volonté d’avoir un parti organisé, discipliné et conquérant. Chaque responsable de l’APR dans chaque collectivité locale se croit être détenteur exclusif de légitimité pour être incontournable. Pour résoudre ce problème Macky Sall se trouve dans une énigme. Selon un membre de son cabinet, « il ne veut jamais faire du mal à un responsable de son parti. S’il en arrive c’est parce que l’ostentation et la gravité des actes marginaux l’imposent ». C’est pourquoi, dans la situation où se trouve l’APR, il évite des frustrations. Et il sait que toute mesure disciplinaire peut influer sur les résultats électoraux. Il cherche une solution et n’y arrive pas encore.

Cette épreuve est attisée par les coalitions Benno Bokk Yakaar et par Macky2012 composées de partis contributeurs qui ne pèsent pas sur la balance électorale mais qui influent sur l’opinion publique. Le chantage subtil, la supercherie manifeste et même l’escobarderie politique commencent à envahir les actes et propos publics des responsables. Larguer ces alliés n’est pas politique. Mais leur donner une faveur dans les Investitures serait un revers pour les Responsables de l’APR qui se positionnent déjà et parfois avec une violence et une impertinence décriée.

Une opposition amorphe face une situation exploitable.

L’opposition est un grenier de personnalités politiques dont l’écrasante majorité a été soit désavouée par les Urnes, soit défait du régime de Macky Sall pour déloyauté et failles de gouvernance. Mais elle profite de la situation désordonnée, décousue et compliquée de l’APR pour la mettre à profit. Les sorties au vitriol de responsables de l’APR contre des responsables de l’APR amusent beaucoup de Chefs de partie de l’opposition, surtout ceux qui disposent de moyens de tournée au Sénégal comme auprès de la Diaspora.

Cette situation met Macky Sall face à une épreuve car destinataire privilégié de renseignements, il sait bien que cette situation d’anarchie dans l’APR l’indispose au moment où il fait face à Khalifa Sall et ses ouailles. La bataille est certes politique. Mais elle est aussi et surtout judiciaire aussi bien avec les graves faits dont celle de prédation de finances publiques dont le Maire de Dakar est accusé. La protection du bien commun s’impose à lui.

Ainsi, les affaires Barthélémy, Bamba Fall et Khalifa Sall, la situation de désordre et de conflits violents au sein de son parti, les contingences diplomatiques auxquelles il doit faire face en même temps qu’il doit affronter les problèmes sociaux que l’opposition politique exploite.

Il en est ainsi de la question de la radiothérapie et des prix de denrées de nécessité familiale que l’opposition met au cœur de son discours publics, atteignant une opinion publique fragile. A quelques mois des élections, la situation est délicate. Macky est ainsi dans une période d’épreuve politique. Mais de sources proches de la Présidence, il a décidé de faire face et de relever en virtuose tous les défis. Ce sera impératif et impérieux. Il s’engage, dit-on, à donner la preuve de sa capacité à soulever des montagnes, dépasser les épreuves politiques et surpasser les prédicateurs de chamboulement.

sinesaloum.info

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